• Indéchiffrables vibrations (28/05/2012 publié dans : En cas d'explosion imminente )
    dans l'air dans l'eau ta voix ton air de ne pas y toucher je sais on fait la paire toi le roi moi le fou has been inconnu rayonnant des matins tiédes indéchiffrables vibrations ailes de papillons ...
  • Carrés perfectibles (26/05/2012 publié dans : Encore un peu )
    je n'aime pas quand on profite des gens des choses sans plus se soucier des lendemains des pots cassés des marques laissées des griffes marquées sur les côtés je n'aime pas mais c'est vrai sans ...
  • Trésor (24/05/2012 publié dans : Embarquement immédiat )
    http://vimeo.com/24500500
  • Vole (24/05/2012 publié dans : Marchands de certitudes )
    « On ne devient pas amoureux en dénichant la personne parfaite, mais en apprenant à connaître parfaitement quelqu'un d'imparfait. » Sam Keen in "aimer et être aimé"
  • En fanfare ! (22/05/2012 publié dans : mots à gratter )
  • falaise (22/05/2012 publié dans : Dresseurs de louves )
    debout dans la pierre, polie les yeux cherchent dedans là où les doigts ne vont jamais là où les mots glissent comme des lambeaux de peau trop petite et sèchent comme s'il n'y avait plus de toit ...
  • Du ciel dans la tête (20/05/2012 publié dans : Dresseurs de louves )
    Je reviens de ma plage, là où ...ma plage d'amour, ma plage de naissance et de résurrection, ma plage de rires et de larmes et j'ai la tête au ciel....
  • La chanson (16/05/2012 publié dans : Ordinaire )
  • En soi, en l'autre (13/05/2012 publié dans : Ordinaire )
    Prendre la vie comme elle est Accomplir ce pour quoi nous sommes faits Aller voir au delà de la fenêtre Se pencher Dire les mots qui nous tiennent Savoir désarmer les peines D'où qu'elles viennent ...
  • Pensée magique (10/05/2012 publié dans : dans quel état mon âme )
    On met des fleurs, on met des chats, on met des mots pour boucher les trous . On parle tout doucement on cause de tout on tente de comprendre sans rien sacrifier Comme on sait bien quand on a de ...
  • Qu'y a-t-il ? (10/05/2012 publié dans : La vie en rose )
    Qu'y a-t-il? Rien C'est ta fibre, hein Qu'y a-t-il? Rien Je n'existe Qu'y a-t-il? Rien C'est ta fibre, hein Ca t'abîme, non Je m'exhibe Qu'y a-t-il? J'aime Quand tu piges rien Je t'abîme, hein ...
  • Pour toi, rien que pour toi. (09/05/2012 publié dans : Lettres envolées )
    Tu ne peux pas pour la vie qu'il te reste Porter la femme aux mains tremblantes, aux poignets sectionnés Tu ne peux pas dans ton coeur béant accueillir toutes les larmes Tous les regrets tous les ...
  • Pas avant midi (08/05/2012 publié dans : Lettres à l'ours blanc )
    Si je m'endors réveille-moi Desserre tes doigts de mes doigts Mais ne t'éloigne pas Je pourrais bien encore tomber du lit Reste-là, partage Il n'est pas encore midi. David Knight
  • Parce que tu (07/05/2012 publié dans : mots à gratter )
  • Ni queue ni tête (07/05/2012 publié dans : dans quel état mon âme )
    Cherche muse, même usagée, en état de marche Sans queue ni tête juste un regard et un coeur à battre Pour manger juste quand j'ai faim Dormir juste quand j'ai sommeil Donner l'envie. Max Ernst et ...
  • Soupe (06/05/2012 )
    Ma poésie devient de la soupe Ma muse est partie depuis je louche Et si mes vers se changaient en missel... je pense à la chaleur que tisse la parole autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous ...
  • Valentine again ... (01/05/2012 publié dans : Embarquement immédiat )
  • Comme un bouchon sur l'eau (25/04/2012 publié dans : Embarquement immédiat )
    Tu vas te réveiller Tu seras debout au bord de l'océan la nuit Elle sera déroulée dans un drap Son corps battant la chamade Ses bras agitant l'aurevoir au vide Ne voulant pas lui infliger ce ...
  • Bris (24/04/2012 publié dans : En cas d'explosion imminente )
    Elle savait bien que la fête était finie Que chacun allait rentrer chez soi Comme si de rien n'était Et cette musique dans le silence était si édifiante Elle disait tout ce qu'elle ne pouvait pas ...
  • ne plus rien dire (22/04/2012 publié dans : mots à gratter )
  • Jusqu'à l'os (17/04/2012 publié dans : En cas d'explosion imminente )
    Je sais bien qui tu es Tu es un oiseau perdu après l'orage Ivre de l'air et de l'eau J'ai senti battre ton coeur comme l'impossible rire L'impossible retour de l'innocence crevée sous la plume Je ...
  • L'oubli (15/04/2012 publié dans : Encore un peu )
  • un monde ailleurs (14/04/2012 publié dans : dans quel état mon âme )
  • Les jours sans laisse (03/04/2012 publié dans : Ordinaire )
    Retrouver les jours sans laisse Les samedis où ta tête sur mon épaule roulait Les mots non dits l'émoi sans promesse La pluie qui claque sous la nuit de nos pas Le partage sans la messe Le temps ...
  • Oo (30/03/2012 publié dans : Ordinaire )
    Il y a une montagne devant moi qui chavire Elle a été rabotée mille et mille fois Sur elle tant d'hommes ont mis leur pied Là au mileu d'un pré s'est accroché le rocher Il domine la vallée lisse ...
  • Légère et insoutenable (27/03/2012 publié dans : Encore un peu )
    Ta tête était devenue trop lourde pour mon front Ton coeur trop lourd pour le mien Tu t'es souvent demandé pourquoi tu étais venu vers moi Tu étais si fier d'avoir trouvé cette raison d'être ...
  • Avoir été printemps automne hiver et printemps (24/03/2012 publié dans : blague à part )
    Philip Harris Un blog à lire : Ardente patience
  • Léger (18/03/2012 publié dans : Encore un peu )
    Sa tête était devenue trop lourde pour ton front Son coeur trop lourd pour le tien Tu t'es souvent demandé pourquoi elle était venue vers toi Tu étais si fier d'avoir trouvé cette raison d'être ...
  • La vieille ronde du vieux monde ... (14/03/2012 publié dans : mots à gratter )
  • Chignole (13/03/2012 publié dans : Dresseurs de louves )
    J'ai fait mon petit tour, il n'y a pas de porte, pas de trou, ni de serrure, ni de rien. C'est toujours la même paroi sanguinolente et organique, celle qu'on nous a donnée en héritage avec les ...
  • Mengo (08/03/2012 publié dans : mots à gratter )
  • le bonheur (07/03/2012 publié dans : Marchands de certitudes )
    j'aime quand la nuit enveloppe la maison de son pashmina noir me lover dans ton dos si chaud laisser ton bras m'envelopper de la ceinture qui m'empêche de repartir dans les pays interdits j'aime ...
  • Ames emprisonnées (06/03/2012 publié dans : Encore un peu )
    Il y a au fond de nos corps qui ne répondent plus de nos actes l'âme emprisonnée des adolescents que nous avons été, chercheurs d'absolu, avides d'espace, porteurs de rêves...privés de lumière.
  • Clairement (28/02/2012 publié dans : dans quel état mon âme )
  • Ecrire encore (28/02/2012 publié dans : Ordinaire )
    Il y a longtemps que j'ai pris l'habitude d'écrire ici. Je crois que je n'ai plus autant besoin qu'avant des commentaires. Je me suis même demandée si je n'allais pas les désactiver ...
  • Low cost (27/02/2012 publié dans : mots à gratter )
  • Aller (27/02/2012 publié dans : Lettres envolées )
    Elle avait eu peur de rater le train, avec toute cette neige. Elle avait peur de ne pas trouver l'élan pour franchir le seuil de la porte du wagon. Elle avait lancé le pied gauche, puis non, le ...
  • L'art du coup de pied aux fesses (23/02/2012 publié dans : dans quel état mon âme )
  • Only you (15/02/2012 publié dans : Embarquement immédiat )
  • Téter (14/02/2012 publié dans : Les grands frères )
    le souffle obscur de la nuit s'épaissit et le long des veines chantent les flûtes marines transposées sur les octaves des couches de diverses existences les vies se répètent à l'infini jusqu'à la ...

renaître ici encore une fois .

Les grands frères


Amis pleins de rumeurs où êtes-vous ce soir

Dans quel coin de ma vie longtemps désaffecté ?

Oh ! Je voudrais pouvoir sans bruit vous faire entendre

Ce minutieux mouvement d'herbe de mes mains

Cherchant vos mains parmi l'opaque sous l'eau plate

D'une journée, le long des rives du destin !

Qu'ai-je fait pour vous retenir quand vous étiez

Dans les mornes eaux de ma tristesse, ensablés

Dans ce bief de douceur où rien ne compte plus

Que quelques gouttes d'une pluie très pure comme les larmes ?

Pardonnez-moi de vous aimer à travers moi

De vous perdre sans cesse dans la foule

O crieurs de journaux intimes seuls prophètes

Seuls amis en ce monde et ailleurs !

 

René Guy Cadou

 

 

 


L'HOMME APPROXIMATIF (extrait)

 

I

 

dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang

hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles

tombé à l'intérieur de soi-même retrouvé

les cloches sonnent sans raison et nous aussi

sonnez cloches sans raison et nous aussi

nous nous réjouirons au bruit des chaînes

que nous ferons sonner en nous avec les cloches

 

quel est ce langage qui nous fouette nous sursautons dans la lumière

nos nerfs sont des fouets entre les mains du temps

et le doute vient avec une seule aile incolore

se vissant se comprimant s'écrasant en nous

comme le papier froissé de l'emballage défait

cadeau d'un autre âge aux glissements des poissons d'amertume

 

les cloches sonnent sans raison et nous aussi

les yeux des fruits nous regardent attentivement

et toutes nos actions sont contrôlées il n'y a rien de caché

l'eau de la rivière a tant lavé son lit

elle emporte les doux fils des regards qui ont traîné

aux pieds des murs dans les bars léché des vies

alléché les faibles lié des tentations tari des extases

creusé au fond des vieilles variantes

et délié les sources des larmes prisonnières

les sources servies aux quotidiens étouffements

les regards qui prennent avec des mains desséchées

le clair produit du jour ou l'ombrageuse apparition

qui donnent la soucieuse richesse du sourire

vissée comme une fleur à la boutonnière du matin

ceux qui demandent le repos ou la volupté

les touchers d'électriques vibrations les sursauts

les aventures le feu la certitude ou l'esclavage

les regards qui ont rampé le long des discrètes tourmentes

usé les pavés des villes et expié maintes bassesses dans les aumônes

se suivent serrés autour des rubans d'eau

et coulent vers les mers en emportant sur leur passage

les humaines ordures et leurs mirages

 

l'eau de la rivière a tant lavé son lit

que même la lumière glisse sur l'onde lisse

et tombe au fond avec le lourd éclat des pierres

 

les cloches sonnent sans raison et nous aussi

les soucis que nous portons avec nous

qui sont nos vêtements intérieurs

que nous mettons tous les matins

que la nuit défait avec des mains de rêve

ornés d'inutiles rébus métalliques

purifiés dans le bain des paysages circulaires

dans les villes préparées au carnage au sacrifice

près des mers aux balayements de perspectives

sur les montagnes aux inquiètes sévérités

dans les villages aux douloureuses nonchalances

la main pesante sur la tête

les cloches sonnent sans raison et nous aussi

nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées

partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent

sans raison un peu secs un peu durs sévères

pain nourriture plus de pain qui accompagne

la chanson savoureuse sur la gamme de la langue

les couleurs déposent leur poids et pensent

et pensent ou crient et restent et se nourrissent

de fruits légers comme la fumée planent

qui pense à la chaleur que tisse la parole

autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous

 

les cloches sonnent sans raison et nous aussi

nous marchons pour échapper au fourmillement des routes

avec un flacon de paysage une maladie une seule

une seule maladie que nous cultivons la mort

je sais que je porte la mélodie en moi et n'en ai pas peur

je porte la mort et si je meurs c'est la mort

qui me portera dans ses bras imperceptibles

fins et légers comme l'odeur de l'herbe maigre

fins et légers comme le départ sans cause

sans amertume sans dettes sans regret sans

les cloches sonnent sans raison et nous aussi

pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne

sonnez cloches sans raison et nous aussi

nous ferons sonner en nous les verres cassés

les monnaies d'argent mêlées aux fausses monnaies

les débris des fêtes éclatées en rire et en tempête

aux portes desquelles pourraient s'ouvrir les gouffres

les tombes d'air les moulins broyant les os arctiques

ces fêtes qui nous portent les têtes au ciel

et crachent sur nos muscles la nuit du plomb fondu

 

je parle de qui parle qui parle je suis seul

je ne suis qu'un petit bruit j'ai plusieurs bruits en moi

un bruit glacé froissé au carrefour jeté sur le trottoir humide

aux pieds des hommes pressés courant avec leur morts autour de la mort qui étend ses bras

sur le cadran de l'heure seule vivante au soleil

 

le souffle obscur de la nuit s'épaissit

et le long des veines chantent les flûtes marines

transposées sur les octaves des couches de diverses existences

les vies se répètent à l'infini jusqu'à la maigreur atomique

et en haut si haut que nous ne pouvons pas voir avec ces vies à côté que nous ne voyons pas

l'ultra-violet de tant de voies parallèles

celles qui nous aurions pu prendre

celles par lesquelles nous aurions pu ne pas venir au monde

ou en être déjà partis depuis longtemps si longtemps

qu'on aurait oublié et l'époque et la terre qui nous aurait sucé la chair

sels et métaux liquides limpides au fond des puits

 

je pense à la chaleur que tisse la parole

autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous

 

Tristan Tzara




FOURMI



Une fourmi fait un trajet
De cette branche à cette pierre
Une fourmi, taille ordinaire
Sans aucun signe distinctif
Ce matin, juin, je crois le sept.
Elle porte un brin, un fétu
Cette fourmi, taille ordinaire
Qui n'a pas la moindre importance
Passe d'un trot simple et normal

Il va pleuvoir, cela se sent
Et je suis seul. Moi, seul au monde
Ai vu passer cette fourmi
Au temps des Grecs et des Romains
D'autres fourmis couraient ainsi
Dont rien jamais ne parle plus
Cette fourmi, taille ordinaire
Sans aucun signe distinctif
Qui serait-elle ? Comment va-t-elle ?

Et toi et moi qui sommes-nous ?
Et comment tournent les planètes
Qui n'ont pas la moindre importance ?
Que fait l'histoire au fond des cœurs
Et comment battent ces cœurs d'hommes
Qui n'ont pas la moindre importance ?
Que font les fourmis de l'esprit ?

Ce matin, juin, je crois, le sept.
Sans aucun signe distinctif
Il va pleuvoir, cela se sent
Cela fera du bien aux champs
- Et ta fourmi, taille ordinaire
Qu'en as-tu fait ? Que devient-elle ?
Crois-tu qu'elle était amoureuse ?
Crois-tu qu'elle avait faim ou soif ?
Crois-tu qu'elle était vieille ou jeune
Ou triste ou gaie ?
Intelligente ou bien quelconque ?
Pourquoi, pourquoi
Pourquoi, pourquoi
Ça n'a-t-il pas plus d'importance ?
Pourquoi, pourquoi
Ça n'a-t-il pas plus d'importance ?
Pourquoi... Pourquoi
Pourquoi... Pourquoi
Pourquoi... Pourquoi
Pourquoi ?


NORGE

 

« On est devenu soi-même imperceptible et clandestin dans un voyage immobile. Plus rien ne peut se passer, ni s'être passé. Plus personne ne peut rien pour moi ni contre moi. Mes territoires sont hors de prise, et pas parce qu'ils sont imaginaires, au contraire : parce que je suis en train de les tracer. Finies les grandes ou les petites guerres. Finis les voyages, toujours à la traîne de quelque chose. Je n'ai plus aucun secret, à force d'avoir perdu le visage, forme et matière. Je ne suis plus qu'une ligne. Je suis devenu capable d'aimer, non pas d'un amour universel abstrait, mais celui que je vais choisir, et qui va me choisir, en aveugle, mon double, qui n'a pas plus de moi que moi. On s'est sauvé par amour et pour l'amour, en abandonnant l'amour et le moi. On n'est plus qu'une ligne abstraite, comme une flèche qui traverse le vide. Déterritorialisation absolue. On est devenu comme tout le monde, mais à la manière dont personne ne peut devenir comme tout le monde. On a peint le monde sur soi, et pas soi sur le monde. » Gilles Deleuze




...par ici il y a du soleil !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vagues à l'âme...

 

 

le temps qu'il me reste

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